La nature est riche d'enseignements pour qui prend le temps de l'observer et de l'analyser. C'est parfois même une source de leçons à prendre.
Prenons par exemple les loups.
Animal honnis, pourchassé, massacré, inspirant des craintes viscérales et des mythes sanguinaires, canis lupus a toujours fasciné les foules. On l'a longtemps cru
solitaire, mais en vérité, le loup a besoin de la présence de ses congénères, et c'est tout naturellement qu'il vit en meute.
La compétition y est rude, et chacun doit trouver sa place et son rang, ce qui passe invariablement par un rapport de soumission. Celui qui décroche le pompon aura la bouffe, la femelle et le
droit de voir tous les autres s'écraser devant lui.
Il sera l'Alpha.
Monogame, l'Alpha séduira une louloute (non, ce n'est pas le féminin de loup !) et ils copuleront alors joyeusement dans la verte. Seulement, ce couple Alpha ainsi constitué sera le seul à avoir le droit de procréer (certes c'est injuste mais c'est comme ça).
Cela m'amène donc à m'interroger sur la monogamie.
Considérant les possibilités d'accouplement d'une femelle, le taux de mortalité en bas âge des petits, soit tous les aléas potentiels concernant la reproduction, force est de constater que ça ne
fait pas beaucoup de petits à l'arrivée.
Ainsi donc, nous pouvons supputer que la monogamie entraînerait inéluctablement la disparition de l'espèce. Mais allons plus loin...
Dans le règne animal, il a été constaté qu'une femelle qui multipliait les relations masculines augmentait ses chances d'être fertile. Les sociétés qui cultivent ce genre de pratiques ne sont
nullement touchées par la stérilité. Je veux bien concevoir que nos sociétés occidentales sont confrontées à d'autres paramètres influant sur la fertilité, qui vont de Tchernobyl au stress en
passant par la pollution atmosphérique et les tamagochis, mais la monogamie est l'apanage de ces sociétés et ce sont celles qui ont de plus en plus de mal de procréer. Un homme avec une seule
femme, c'est autant de chances en moins de proliférer, alors que la nature est ainsi faite que le ratio hommes/femmes est certes désavantageux en nombre pour l'homme, mais particulièrement
plus favorable concernant le nombre d'accouplements possibles...si tant est que les femmes comptabilisées ne soient pas lesbiennes.
Or donc, un homme avec une seule femme, et la mentalité qui tend à faire de l'homme un séducteur et de la femme une vraie s..... si elle est déroge à la fidélité imposée par la morale, tout cela
combiné au fait que cette même morale empêche la femme d'augmenter ses chances d'être fertile, soyons réalistes, ça mène l'être humain sur la voie de la disparition.